Les véhicules d'examen :

Les véhicules d'examen doivent être de série courante, à boîte de vitesse non automatique, dépourvus de système ABS et uniquement équipés pour être utilisés sur les voies ouvertes à la circulation publique.

Ils doivent être à deux roues, équipés d'une selle biplace et de deux rétroviseurs homologués.

Les trails sont admis. Les scooters sont exclus.

Sous-catégorie A1 :

Cylindrée de 125 cm3, d'une puissance maximum de 11 kW (15 ch), immatriculé sous le genre MTL3 ou sous le genre MTL motocyclette légère (mention figurant sur la carte grise).

Catégorie A :

Accès progressif :

Puissance minimum de 22kW (30 ch), d'un poids minimum à vide en ordre de marche (les pleins faits) de 160 kilogrammes.

Accès direct :

Puissance minimum de 35 kW (47 ch), d'un poids minimum à vide en ordre de marche (les pleins faits) de 170 kilogrammes.

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L'épreuve HORS circulation (plateau) :

Objectif :

Il s'agit de contrôler le niveau des savoirs spécifiques à chacune des catégories et celui des savoir-faire relatifs notamment au sens de l'équilibre avec ou sans passager, à la connaissance et à l'emploi des commandes, à l'utilisation de la boîte de vitesses, à la connaissance des techniques d'inclinaison, d'évitement, et à l'efficacité du freinage.

En fait, les exercices hors circulation n'ont pas pour objet de mettre en évidence un niveau élevé de virtuosité mais tout simplement de s'assurer, avant l'épreuve en circulation, que le candidat a une maîtrise suffisante de sa machine pour évoluer en toute sécurité.

Durée :

15 minutes par candidat, y compris les tâches annexes (vérifications administratives, préparation matérielle, etc.).

Validité :

La réussite à l'épreuve hors circulation est valable pour cinq épreuves en circulation, dans la limite de validité de l'ETG, et dans un délai n'excédant pas deux ans.

Déroulement de l'épreuve :

1. Vérification des documents administratifs (bordereau, dossier 02, livret d'apprentissage, permis de conduire (ou pièce d'identité).

2. Tirage au sort des tests, installation de la piste.

3. Test de maîtrise de la moto sans l'aide du moteur :

L'objectif de ce test est de s'assurer que le candidat est apte à déplacer sa machine sans l'aide du moteur, à en maîtriser le poids et à effectuer des vérifications courantes

4. Test de maîtrise de la moto à allure lente :

L'objectif de ce test est de s'assurer que le candidat est apte à déplacer sa machine à allure lente, avec ou sans utilisation des commandes et à conserver l'équilibre avec ou sans passager.

5. Test de maîtrise de la moto à allure normale :

L'objectif de ce test est de s'assurer que le candidat maîtrise sa machine à allure normale, possède les techniques de contrebraquage et d'évitement et sait effectuer un arrêt avec ou sans rétrogradage des rapports de vitesse.

6. Interrogation orale :

L'objectif de l'interrogation orale est de s'assurer que le candidat possède des connaissances et des savoirs indispensables à la sécurité et au bon comportement du motocycliste, connaissances qui ne peuvent s'exprimer pratiquement.

L'interrogation orale constitue dans ce domaine une forme d'appréciation bien connue et pratiquée dans d'autres disciplines. Comparativement aux tests audiovisuels, forme mécanique d'évaluation des connaissances, l'interrogation orale, plus souple et plus facilement adaptable à l'évolution, doit favoriser le développement d'un dialogue confiant et s'insérer dans un processus pédagogique.

Pratiquée à l'issue des tests plateau, l'interrogation orale a une durée de 4 à 5 minutes. Néanmoins, à tout moment de l'examen, lorsque l'examinateur l'estime opportun, toute conversation susceptible de vérifier ou de confirmer un savoir-faire ou un comportement est vivement conseillée.

Voir le contenu des fiches d'interrogation orale

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L'épreuve EN circulation (route) :

Objectif :

Il s'agit de vérifier , que le candidat a acquis les connaissances et les comportements nécessaires pour circuler en toute sécurité, sans gêner, sans surprendre et sans être surpris.

A ce titre, elle est considérée comme essentielle.

Durée :

Trente minutes par candidat, y compris les tâches annexes (vérifications administratives, préparation matérielle, etc.).

Contenu :

L'épreuve se déroule sur des itinéraires variés comportant de l'agglomération et un circuit à allure soutenue (route ou autoroute).

Voir la liste des savoir-faire.

Voir la procédure d'évaluation.

Conseils :

Equipez-vous !

Avant même de conduire une moto, le candidat devra s'équiper correctement : casque neuf, adapté et de bonne qualité ; gants motos ou en cuir ; bottes moto ou chaussures montantes ; combinaison de pluie.

L'utilisation de ces équipements est primordiale : imaginez-vous en situation d'examen, sous la pluie, en hiver, pendant 25 minutes devant être parfaites !

Suivez les cours !

Il ne faut pas négliger l'apprentissage de la maîtrise de la moto en circulation (12 heures minimum) au profit du plateau (8 heures minimum). Quand le candidat obtient son permis de conduire, il devra se débrouiller tout seul sur sa moto, et ce en circulation et non sur piste... La voiture du formateur ne sera plus là pour le "couvrir".

Utiliser opportunément les rapports de vitesses afin d'obtenir une allure normale optimisée, c'est-à-dire le plus souvent et le plus près possible des maximums autorisés.

Ne pas hésiter donc à dépasser si nécessaire, ne pas rouler à une allure excessivement lente (donc anormale), respecter les règles du code de la route.

Prenez des initiatives !

A propos de la position sur la chaussée, ne pas se placer trop à droite, mais bien prendre sa voie, de façon à pouvoir faire un écart ou un évitement vers la droite ou la gauche, sans pour autant percuter un trottoir ou un véhicule venant d'en face. Cela permet également d'éviter de se faire dépasser dans des situations qui ne s'y prêtent pas. Il faut penser aussi que le motard est fragile, et qu'il se porte mieux quand il n'est pas trop près des obstacles, quels qu'ils soient.

Tenir ses distances de sécurité, longitudinales et latérales (voir plus haut).